Contre la fermeture d'une classe à l'école Bert à Sète !

March 8, 2016

Le Conseil Départemental de l'Education nationale du mardi 8 mars 2016 a donc entériné le projet de fermeture d'une classe à l'école Paul Bert de Sète.

 

Cette mesure intervient moins d'un an après la sortie de l'école de la carte de l'Education prioritaire qui s'était déjà soldée par une baisse des moyens (disparition de l'accompagnement éducatif).

 

Et pourtant, tout le monde s'accorde pour reconnaître la fragilité de l'école Paul Bert, qui accueille des élèves en grandes difficultés, dans un quartier défavorisé :

→ plus de la moitié des familles ( 51,07% ) se trouvent en catégorie 4, en majorité parents sans emploi.

→ 42% des élèves se situent en zone d'habitat difficile, soumise à un « contrat ville ».

→ 17% des élèves sont issus de familles monoparentales.

 

Et pourtant, lors de la sortie de l'école Paul Bert de l'éducation prioritaire, l'Etat, par la voix de son préfet Pierre de Bousquet, s'était engagé à maintenir les moyens de l'école pendant 3 ans.

 

La bienveillance affichée alors par l'Etat apparaît pour ce qu'elle est réellement : des promesses pour faire avaler la pilule de la disparition du Réseau de Réussite Scolaire dont faisait partie l'école Paul Bert.

 

Le maintien de la décharge totale de direction, effectif cette année et programmé l'année prochaine, ne coûtera pas bien cher à l'administration car compensé par la récupération d'un poste grâce à la fermeture de classe : l'Etat peut se montrer généreux quand il reprend d'une main ce qu'il a accordé d'une autre !

 

Malgré les indicateurs scolaires et socio-économiques de l'école, malgré les arguments des enseignants et des parents, l'administration persévère dans sa politique de moins-disant budgétaire et éducatif, dégradant encore plus les conditions d'apprentissage des élèves et creusant toujours plus les inégalités.

 

Et même si on applique la pédagogie de la calculette si chère à l'administration, on ne peut que constater que :

→ les élèves de l'ULIS de l'école (12 élèves en situation de handicap) ne sont pas comptabilisés par l'administration.

→ les arrivées d'élèves en cours d'année, phénomène récurrent dans l'école, ne sont pas intégrées dans les prévisions d'effectifs pour la rentrée 2016.

→ une prévision à l'horizon de la rentrée 2017 laisse apparaître une remontée des effectifs après un « creux » temporaire.

 

La CGT Educ'action 34 appelle les enseignants, les parents, les défenseurs du service public d'Education nationale à se mobiliser :

  • contre la fermeture de classe prévue à l'école Paul Bert de Sète.

  • pour exiger une nouvelle carte de l'Education prioritaire à Sète comme ailleurs, réintégrant les écoles qui sont sorties du dispositif et intégrant les écoles qui doivent y entrer.

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