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Résultats de l'enquête académique : Conditions de travail pendant la crise du Coronavirus

Mis à jour : avr. 7

Vous trouverez ci-dessous les résultats de notre enquête. A la date du 3 avril, 348 collègues ont répondu.

Avant leur lecture, nous vous invitons à lire ces deux analyses :

- Brochure CGT Educ'action/SNES FSU sur le numérique

- Analyse de la FERC-CGT : Le numérique et la transmission des connaissances, le rapport à la connaissance


Par ailleurs, avec l'intersyndicale nationale et la FCPE, nous appelons les personnels et les familles à faire des vacances scolaires un temps de repos et de coupure (cliquer sur ce lien pour lire le courrier de l'intersyndicale nationale et de la FCPE).





Ces résultats démontrent que le télétravail et la "continuité pédagogique" sont un échec dans l’Éducation nationale.

Les personnels sont très nombreuses et nombreux à ne pas être assez formé.es aux outils numériques (mais globalement la formation des personnels de l’Éducation nationale est insuffisante). Les outils, y compris informatiques, à dispositions des personnels ne sont pas suffisants. Le matériel informatique utilisé par les personnels est d'ailleurs de façon généralisé leur matériel personnel.

De plus, la notion même de "continuité pédagogique" par voie numérique est un non sens. Une "continuité pédagogique" signifierai l'acquisition éventuelle de nouveaux savoirs et la mise en place d'une progression. Non seulement ce n'est pas le cas actuellement mais plus que cela c'est impossible avec des outils numériques d'avoir une réelle "continuité pédagogique". Les enseignant.es ont donc fait ce qu'ils et elles pouvaient et c'est déjà beaucoup étant donné la situation actuelle.

Enfin, le ministère n'a pas pris en compte suffisamment l'aspect anxiogène, que ce soit pour les personnels, les élèves et leurs familles, de la situation. Pire, de par ses communications contradictoires voire autoritaires, le ministère et le rectorat ont ajouté au stress déjà présent concernant la crise sanitaire.


Quelques témoignages marquants :

- Problème de reconnaissance des catégories C plus présents sur les sites pendant cette crise pour répondre aux parents !!! Donc les professeurs auront une prime et nous rien !!! Et le rectorat qui répond absent , sauf le service informatique qui essaie de répondre au plus vite...; mais ils sont en télétravail déjà de chez eux avec des connexions variables !!! Passez les catégories C qui préparent et se présentent aux concours SAENES et en liste d'aptitude en catégorie B !!! Moindre des choses, car nous sommes souvent les plus présentes pendant cette crise !!!

- Trop de contradictions, trop d'injonctions, matériel pas adapté

- cacophonie au debut manque d'anticipation et de respect

- Consignes pas claires et parfois contradictoires en début de crise notamment sur l'obligation de se rendre dans les écoles ou encore proposer des photocopies aux familles.

- flot d'informations contradictoires en début de confinement de la part du rectorat. gestion catastrophique de l’épidémie de la part du gouvernement

- Suivi de tous les élèves impossible à faire en l'absence de plateforme performantes respectant la loi rgpd. beaucoup de surplus de travail, pour au final un résultat plus que mitigé. beaucoup d'élèves décrochent même s'ils ont facilement un accès à un ordinateur. Élèves non formés à l'utilisation d'outils informatiques. Matériels personnels pas toujours adaptés au tout écran: correction de copies prise en photo, etc... merci

- tout comme le gouvernement, trop de beaux discours et pas assez de coordination ni de bon sens (disparités d'un établissement à l'autre, voire entre différents services d'un même eple [travailler ou pas pendant le confinement], rectrice qui s'exprime sur le décès d'une adolescente qu'elle ne connaissait pas, refus d'acheter du gel parce que trop cher par certains gestionnaires, etc.

- pronote surchargé, pas toujours accessible téléphones personnels (assistante sociale, profs...) communiqués aux familles (message /pronote) par un secrétariat harassé

- En tant qu'enseignant ULIS dans une école accueillant des personnes très précaire je rencontre beaucoup de difficultés: - Manque de matériel dans les familles, la plupart de mes élèves n'ont pas d'ordinateur et souvent qu'un téléphone. Je n'ai pas d'autre solution que d'envoyer des applications à télécharger. - Plusieurs parents ne maitrise pas le matériel informatique et ne sont pas en capacité d'inscrire les leurs enfants sur les sites et de les guider. - certains parents ne parlent pas français, ni anglais. Il est donc quasiment impossible pour moi de communiquer avec eux.

- Premièrement, on s'est moqué ouvertement de l'Italie qui confinait pendant que le carnaval de Nice avait lieu, le rassemblement de Mulhouse et bien plus grave la Fashion week qui s'est déroulé à Paris, Milan, New York, Copenhague....Cherchez l'erreur! L'OMS avait pourtant été très transparent et très clair! On apprend dans l'urgence la fermeture des classes le jeudi soir. On a eu un conseil des maitres dans l'urgence.Le vendredi, tout le monde était à la photocopieuse pour essayer de pallier au plus pressé en essayant de rassurer des enfants inquiets, angoissés et surpris comme nous-mêmes de cette fermeture. Mr Blanquer fait une autre déclaration que le Président, la Rectrice lance des injonctions contraires, bref ???? Qui gouverne? Bien sûr, j'attends et je fais au mieux en attendant d'aller cueillir des garriguettes!!! De toute façon, on est les derniers prévenus, les médias avant tout! Si après ça, on garde une réforme des retraites mal venue, je vais lever le pied!

- La charge de travail est énorme. Les outils mis à notre disposition par l'éducation nationale (ent, Pronote, webmail, certains sites de ressources comme celui du cinéma) ne sont pas opérationnels. La classe virtuelle fonctionne relativement bien mais reste très limitée : les bugs sont très nombreux, les outils pour travailler sur les documents manquent de précision, on ne peut pas effacer une erreur dans tout effacer, les élèves ne peuvent pas récupérer les documents affichés. Educ'arte est une formidable ressource mais l'accès, normalement simple car directement via l'ent, est en fait complexe pour les élèves : l'ent n'a effectué aucune modification pour intégrer l'accès et les chefs d'établissement ne semblent pas avoir été mis au courant. Je passe au moins une heure et demi par jour à récupérer les documents envoyés par les élèves et à répondre aux mails des parents et des élèves. De manière très personnelle, je commence à souffrir des jambes et du dos, certainement à cause des heures passées assise devant l'ordinateur (7 h/j' en semaine en moyenne depuis l'annonce de la fermeture des établissements). A noter que je suis enceinte et que la position assise prolongée provoque des douleurs au ventre. Merci pour votre implication.

- La fermeture étant inévitable il aurait été plus pratique de l'anticiper avec les élèves au niveau matériel et des usages. Ordres contre ordres tout cela apporte du stress. + Évidemment le coup des fraises !

- La circonscription et l'académie ont mis deux semaines à nous fournir des ressources utiles. C'est arrivé trop tard. Le ministère et le gouvernement ont annoncé que nous étions prêts. Mensonge. Depuis des années la formation continue est devenue une plaisanterie, alors que l'ère du numérique appelle un important besoin de formation des collègues. Si cela avait été fait, nous aurions été prêts. De plus comme toujours, il y a un problème de moyens : les enseignants doivent imprimer avec leur imprimante, utiliser leur connexion, leur ordinateur, et même leur téléphone pour joindre les familles. Ces outils professionnels devraient leur être fournis en temps normal. De même, certaines familles sont démunies : comment fait-on l'école à distance avec un ordi pour 4 ? Sans ordi ? Sans tablette ? Avec juste un smartphone ? Sans smartphone ? Où est le matériel informatique promis par le ministre ? Comme d'habitude, l'enseignant y pourvoira. Cette situation est devenue intenable. Comment tout faire tout seul avec rien ?

- On se moque de nous, des parents et des enfants en laissant croire qu'on assure une réelle continuité pédagoque . Comme si tout le monde pouvait être prof à domicile, comme si on allait pas en laisser pas mal sur le bord de la route... Peut être ramasseront ils des fraises.

- Beaucoup de panique et dans le discours des supérieurs hiérarchiques on passe pour des feignants quand on a peur de venir puisqu'on nous préconise le confinement

- Imposé pour payer des factures qui ne sont pas à mes yeux d'une urgence extrême puisque j'avais effectué un paiement le vendredi de 15000€ et également le paiement des bourses aux familles je travaille dans des locaux non désinfectés sans protection avec 2 cas de covid19 déclarés dans l'établissement je suis seule avec la gestionnaire et sans chauffage je travaille avec le manteau

- Le peu de considération pour la sécurité du personnel par la proviseure

- Quand on est malade (covid ou autre) il n'y a pas d'arrêt: les mails continuent à tomber avec injonction pressante d'y répondre! Consignes d'action et trop d'informations peu claires au départ du confinement car venant de toutes part (direction, rectorat, collègues bienveillants) ce qui a entrainé de l'impatience ou du mécontentement de certains (direction, parents). Pas d'ENT accessible.

- Nous nous trouvons au beau milieu de directives contradictoires entre le MEN (consolider les acquis) et l'inspection académique que nous invite à être hyper actif, hyper créatif et hyper connecté pour réaliser des "séquences d'apprentissage". Aucune véritable information par le ministère sur ma boite académique, nous trouvons en revanche des informations très surprenantes sur 20 minutes ou Paris Match. Le 31 mars, la hiérarchie ne m'a toujours pas officiellement annoncé un possible retour le 4 mai.

- Contrairement à ce qui a été dit, il n'y a pas eu de vraie préparation pour cette situation de cours à distance (très vite montrée par la saturation de l'ENT). Les chefs d'établissements ont été peu informés sur comment les enseignements allaient devoir être faits et ils semblerait que les IA-IPR n'étaient pas plus informés. Par ailleurs, les conseils que ces derniers nous ont faits parvenir, étaient à mon avis trop tardifs. Cette gestion de cette situation nous a forcés en tant que professeur, à trouver d'autres moyens pour transmettre nos cours. Malheureusement, ces moyens sont parfois officieux (voire pour certains chefs d'établissement interdits d'utilisation) et trop variés, mais cela montre le niveau de non préparation du ministère et que les professeurs ont dû encore une fois pallier à cela avec leurs moyens qu'ils pouvaient avoir.

- C'est bien la continuité pédagogique; cependant j'ai internet seulement grâce à mon téléphone… j'en suis à 150 euros de hors forfait et il me reste encore 1 semaine à tenir pour la remise à zéro du forfait … merci l'EN

- la tache est très lourde et chronophage. Le suivi individuel des étudiants stressés à un mois de leur examen réclame un soin tout particulier. La correction des devoirs est très longue (Plus de 30 étudiants); la composition/création de ressources est fastidieuse. La connexion est capricieuse. Malgré un suivi quotidien, des consignes régulières, une disponibilité permanente, il est très difficile de gérer une classe de 32 étudiants à distance

- Non cela ne m'a pas été imposé. Je suis volontaire. Par contre il y avait très peu de moyens sur place (un flacon de gel pipette donc à toucher avec les doigts; pas de plan établi -> quels sanitaires pour qui, où chacun pose-t-il ses affaires etc.; que dire aux enfants-quelles règles; utilisent-ils des jouets de l'école ou prennent-ils des jouets de la maison ?), voir pas du tout de moyen le premier lundi. Ce qui m'a particulièrement mise mal à l'aise avec cette situation. N'étant pas de l'école sur laquelle j'ai été volontaire et n'y ayant pas de directive nationale sur les points évoqués plus haut, cela manquait de sécurité selon moi et je n'ai pas trouvé la place de mettre cela en place en une journée seulement (je n'ai fait qu'une garde pour l'instant dans une école autre que la mienne). J'ai également nettoyé des jouets avec un produit ménager mais sans gants, de ma propre décision et pour éviter cela à la personne de service de la mairie mais j'aurais aimé le faire dans de meilleures conditions. Pour finir, les deux fratries que j'ai eu à garder auraient pu l'être par leurs pères (chacun élagueur à son compte) mais ils ont profité de la profession médicale (infirmière) de leurs femmes pour que l'on garde leurs enfants, il me semble. Car si je ne me trompe pas ce dispositif était uniquement réservé aux situation extrêmes. Information, qui si elle est réelle, a été selon moi mal annoncée/encadrée/respectée car nombre de collègues à moi ne l'avaient pas comprise comme cela. J'ai été vraiment gênée d'être volontaire et de potentiellement m'exposer pour des messieurs qui sont allés changer leurs pneus et continuer leurs chantiers pendant que les autres parents s'organisaient.

- Injonctions de la DASEN et du ministre contradictoires avec les recommandations de confinement, bavardage hasardeux et inutile, grosse perte de temps. Préparation zéro. Discours irresponsable, irrespectueux et culpabilisant. Propos lamentables de la porte parole du gouvernement à l'égard des enseignants.

- Comme dans toute situation de crise, la gestion a été calamiteuse : le télétravail a été décrété sans mettre à disposition des enseignants du matériel, des moyens, des formations. Comme à chaque fois, les enseignants se débrouillent et font du mieux qu'ils peuvent avec leurs propres moyens, leur motivation et sans compter leurs heures tout en subissant la pression, des ordres contraires voire dangereux (comme d'aller à l'école pour remettre en main propre des documents aux familles) de la hiérarchie qui se gargarise par médias et mails interposés de l'anticipation et de la très bonne gestion de la situation voire des humiliations de la part du gouvernement ("la cueillette de fraises" de Mme Ndiaye). On nous abreuve de "bienveillance", de "l'école de la confiance", de l'importance d'établir "un lien" avec les familles mais où sont passées toutes ces notions ? Quel IEN a téléphoné personnellement à ses équipes pour savoir comment elles allaient, combien étaient touchés de près ou de loin par le coronavirus ? Je pense que pour arriver à gérer une situation de crise au mieux, il faut commencer par se sentir bien et épaulé psychologiquement, le ministère a pris le problème à l'envers selon moi et il aurait dû commencer par prendre soin de son personnel avant de vouloir installer à tout prix la continuité pédagogique. J'ai été très mal pendant les 10 premiers jours et je n'ai trouvé du soutien qu'auprès de mes collègues et des parents avec qui j'échange des mails très sympathiques, je trouve lamentable que les parents aient été présents dès le début alors que ça n'a pas été le cas de notre hiérarchie : il a fallu attendre plus de 10 jours pour avoir un message de remerciements du bout des lèvres de notre IEN...

- Etant stagiaire, j'ai des travaux universitaires à rendre obligatoirement pour être titularisée. Je ne trouve pas le temps de les faire, entre la continuité pédagogique et ma vie de famille (j'ai un enfant en bas âge qui demande une surveillance constante). Je suis extrêmement angoissée par la titularisation.

- Je suis volontaire mais de toute façon j'étais obligée de venir puisque nous avons reçu l'ordre du rectorat de procéder au paiement des bourses. Nous sommes 3 ou 4, dans des bureaux différents. 3 fois par semaine

- J'aurais aimé pouvoir pratiquer le télé-travail mais nous n'avons pas d'accès à nos applications de travail depuis le domicile, nous sommes donc obligés de venir dans nos bureaux. Nous aurions pu en faire une grande partie chez nous.

- Je suis volontaire sur mon école (village). Encadrement enfants personnels soignants. Élargi depuis hier aux enfants des éducs. Ils viennent avec travail donnée par leur enseignant. Gel hydro fourni. Pas de masques. Désinfection officiellement 3 fois par jour. C'est un coup de bombe aérosol leur désinfection. Nous nous organisons entre collègues par demi-journées, certains une fois, d'autres trois (dont moi), sur base volontariat. Comment s'occuper d'enfants en respectant tous les gestes barrière? Comment expliquer à 1m de distance? Comment aider à enlever un manteau? Comment soigner? Faut qu'on m'explique.

- Enceinte, j'ai été écartée rapidement de ces attentes. L'une de mes directrices m'a quand même contactée vendredi 13 mars à midi pour me dire que sans arrêt de travail j'étais obligatoirement attendue lundi 16 au matin à l'école, sans prendre en compte mon état de santé et ma fragilité.

- Difficulté d'avoir des informations fiables, impartiale sur tout : l'état sanitaire du pays, comme l'état de fonctionnement dans l'éducation. Personne n'assume de travailler cartes sur table : trop d'enjeux politiques. Dans l'éducations tout les problèmes sont niés. Pour chaque question levée, nous sommes vu comme des pessimistes ou renvoyés à notre incompétence. Impossible de travailler ainsi à l'amélioration du système de façon pragmatique. Nous avions été mis devant le fait accompli en septembre avec l'abandon de l'ancien ENT sans pour autant avoir été consulté sur le nouveau qui n'était pas encore disponible et avec de grosses lacunes opérationnelles, alors que nous étions en période normale; alors sur l'ENT en période de crise... La situation est catastrophique pour les travailleurs, pour les citoyens, pour la jeunesse. Dans l'éducation la situation est catastrophique pour les élèves, leur parents, les personnels. Mais nos gouvernants sont sur une autre planette et n'ont pas commencé l'once de méa-culpa nécessaire à une bonne reprise en main de la situation. Bon courage à tous.

- Je suis dans un village, avec une connexion internet bof. Des parents m'ont demandée de faire des vidéos; j'ai gentiment refusé et expliqué pourquoi. Depuis ça se passe très bien; par contre je ne les appelle pas. Mon tèl est perso, mon ordi aussi (merci mon fils qui me passe son portable!); 2 autres ordis sont utilisés par mes 2 fils dans le supérieur (et oui car même à plus de 16 ans ils sont à la maison...et on eu aussi besoin d'ordi pour bosser). Tous les jours je me connecte, j'envoie des activités sans qu'il y ait besoin d'imprimer (croyez moi je cogite!!!), je réponds aux photos envoyées... Je trouve que c'est très chronophage et j'espère que cet été sera un vrai été, sans que l'on soit obligé d'aller à l'école, car je crois qu'on va arriver à saturation. Avec mes collègues, tous les jours on échange, et ça aussi c'est top...mais ça prend du temps.

- Je souligne impréparation totale au numérique: l' ENT qui ne fonctionne pas des le premier jour et les difficultés pour rabattre les élèves sur Pronote. D'autre part je travaille plus que d'ordinaire. De plus j'ai refusé toute utilisation de mon téléphone et d'aller à la pêche aux élèves ne donnant pas signe de vie que l'on me suggérais de faire.

- Beaucoup de confusion au début. Inspecteur de l’éducation nationale:+ équipe de circo: présent , propose des outils clef en main Académie: consigne pas toujours très claire et cohérente. Ministère : flou , non conscient du travail de terrain, Comment fournir un équipement informatique aux famille non pourvu quand on n’en a pas à l’école, comment transmettre les doc aux familles qui n’ont pas d’outil informatique???

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