Rechercher
  • mbrabant

CAPA du 17 janvier 2019 : déclaration de la CGT


Cette première réunion paritaire suite aux élections professionnelles est pour la CGT l’occasion de rappeler son attachement au paritarisme. Le gouvernement entend vider celui-ci de son contenu. Ce serait, pour la CGT, un recul démocratique important et inadmissible.

La CGT tient à redire son profond attachement à ces organismes consultatifs. En effet, ils constituent un des piliers du Statut général et également, un outil essentiel pour la vie des agents, pour leur carrière et pour une gestion transparente et démocratique.

Ainsi, concernant la mobilité des personnels, ce n’est pas tant les CAP qu’il faut réformer que d’autres éléments qui – tout en respectant les statuts particuliers – mettent davantage de cohérence dans la gestion et les carrières. Il faut, par exemple, mettre un terme aux iniquités injustifiables entre des corps exerçant des missions comparables et dont les droits et les statuts sont pourtant disparates. Nous n’allons pas détailler ici les propositions maintes fois mises sur la table par la CGT : nous nous bornons malheureusement a constater qu’elles sont demeurées lettre morte.

En revanche, pour qui veut améliorer la mobilité choisie, il faut abandonner le salaire au mérite qui, adossé sur les régimes indemnitaires, accroit des inégalités infondées et irrésorbables entre les différentes administrions. Inéquitable, le salaire au mérite est donc de surcroît un frein objectif aux mobilités.

Ce contexte est bien entendu aussi celui du projet de loi Blanquer sur l’école dont l’article 1 prévoit de museler les enseignant.es.

Le sujet qui est celui de notre réunion aujourd’hui ne peut que le démontrer : vous le savez, tous les ans, les représentant.es des personnels permettent largement d’éviter des erreurs ou des oublis dans les barèmes des collègues, erreurs ou oublis qui pourraient avoir des conséquences très négatives pour la vie personnelles des collègues souhaitant muter.

Le contexte actuel est aussi de mobilisations. Le mouvement des « Gilets Jaunes » reste massif et continue de recevoir le soutien majoritaire de la population. De ce fait, il permet de continuer à mettre en lumière la colère et le malaise d’une grande partie de la population. Malgré les tentatives d’instrumentalisation de l’extrême-droite, le centre de gravité revendicatif du mouvement se déplace très nettement vers le corpus revendicatif classique du mouvement ouvrier.

Dans ce climat de crises sociale et politique, la jeunesse et particulièrement les lycéen·nes se sont mobilisé.es avec une très forte intensité. Cette mobilisation a continué la mobilisation de l’an dernier contre La sélection et Parcoursup, la réforme du lycée général ainsi que celle de la voie professionnelle.

Et aujourd’hui, un mouvement comme celui des « Stylos rouges » démontre que des enseignant.es sont prêt.es à se mobiliser dans un mouvement unitaire avec les syndicats.

Après Emmanuel Macron lors de ses vœux, c’est Édouard Philippe qui a annoncé de nouvelles mesures répressives. Confronté à une mobilisation sociale à laquelle il ne sait ni ne veut répondre, le pouvoir agite la menace de la répression et d’une nouvelle loi attaquant la liberté de manifestation pour apeurer l’opinion et la dresser contre les mobilisations sociales.

La CGT Educ’action se déclare solidaire des personnes victimes de ces dérives liberticides. Elle exige la levée de toute les mesures portant atteinte au droit à manifester, l’abandon et l’interdiction de toutes les armes dites non-létales mais dont l’utilisation conduit à des mutilations ou à des morts (telles que les flash-balls et les grenades de désencerclement) et que la lumière soit totalement faite sur les chaînes de commandement responsables des violences policières ayant abouti à des blessures de manifestant.es.

Pour les semaines à venir, la CGT Educ’action soutient la nécessité d’un mouvement social unitaire contre la politique du gouvernement. Cette mobilisation doit prendre la forme de grèves et de manifestations dans tout le pays. C’est pourquoi nous voulons faire de la journée nationale de grève du 24 janvier 2019 une grande journée revendicative pour qu’enfin le gouvernement entende les personnels et leurs exigences d’égalité et de justice sociale.

#capa #élues

0 vue

© 2014 CGT Educ'action Montpellier 

created with Wix.com