Rechercher
  • mbrabant

Non aux pressions, intimidations scandaleuses et anti-démocratiques à l’encontre de nos élèves.


Au mois de mai 2018, le mouvement national des lycéen·es contre la loi ORE s’est traduit sur Nîmes par une mobilisation modeste mais régulière. Dès le début, la réaction institutionnelle a été disproportionnée par sa violence. En effet, dans chaque établissement nîmois, l’institution a tenté d’intimider les élèves pour les empêcher de se mobiliser ; la présence des militant·es CGT a permis au mouvement social des lycéen·es de s’exprimer. Les lycéen·es bénéficient de droits et de libertés, garantis par la Convention internationale des droits de l'enfant, signée par la France le 26 janvier 1990, entre autres.

Dès le mois de juin 2018, six élèves ont été convoqué·es puis mis·es en garde à vue sur le parking de l’hôtel de police. Il leur a été reproché l’intrusion dans l’établissement et la dégradation de matériel. Les enseignant·es présent·es ont démenti ces accusations. Pour l’instant à notre connaissance, aucune suite n’est donnée à ces poursuites.

Ces intimidations sont traumatisantes pour de jeunes élèves qui découvrent que s’exprimer pacifiquement peut entraîner une réponse violente de l’État : une drôle de leçon civique !

A nouveau le 3 juillet 2018, cinq élèves du lycée Philippe-Lamour ont été convoqué·es à l’hôtel de police à la suite d’une plainte pour violence aggravée. Cette plainte fait suite au blocage lycéen du 3 mai à Philippe-Lamour. Ce jour-là, le proviseur a tenté de forcer le blocus et s’est blessé au doigt. Les policiers, devant le manque de preuves de la responsabilité des lycéens, ont tenté de leur faire dénoncer des militants syndicaux CGT.

Nous dénonçons les pressions et intimidations scandaleuses et anti-démocratiques à l’encontre de nos élèves et nous nous réjouissons de la conscience politique dont ils et elles ont fait preuve.

Nous resterons vigilants et mobilisés.

#3048

20 vues

© 2014 CGT Educ'action Montpellier 

created with Wix.com