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Une milice fasciste agresse des étudiant.es de la fac de droit de Montpellier


Vous trouverez ci-dessous les différents communiqués et informations par ordre chronologique.

Une vidéo des témoignages sur le site du Monde :

Communiqué de l'intersyndicale de Montpellier

Les organisations syndicales réunies ce jour ont appris avec consternation l'intervention d'un groupe de nervis cagoulés contre des étudiants occupant un amphithéâtre de l'UFR de droit et science politique, dans le cadre de la mobilisation contre la sélection à l'Université et la réforme du bac, pour le retrait de la loi ORE.

Plusieurs étudiants ont été blessés, des insultes à caractères racistes et homophobes ont été proférées.

Cette violence appelle une condamnation nette et sans appel de la part de toute la communauté universitaire.

Nos organisations demandent à ce que des poursuites soient engagées contre les auteurs, ainsi que leur commanditaire.

Des témoignages attestent que le doyen de l'UFR de Droit était présent aux côtés des individus encagoulés.

Nous demandons à ce que le Président de l'UM, dès aujourd'hui, condamne publiquement ces agissements et engage les poursuites nécessaires.

Nous réaffirmons que nos organisations ne reculeront pas, elles poursuivront jusqu'au bout le combat pour exiger le retrait de la loi ORE, aux côtés des étudiants, dans l'unité, comme c'est le cas depuis maintenant 3 mois. Nous appelons à un rassemblement aujourd'hui à 13h00 devant l'UFR Droit.

Montpellier, le 23 mars 2018.

Signé : CGT (SNTRS, Université, INRA, FERC), SNPREES-FO, FSU (SNESUP, SNCS), Solidaires (Sud éducation, Sud Recherche EPST, Solidaires étudiantEs), CEI.

Communiqué de la confédération CGT

VIOLENCES À LA FAC DE MONTPELLIER : La CGT exige vérité et justice

L’omniprésence de l’extrême droite, la montée des expressions de haine, racistes, identitaires et xénophobes, en France et en Europe, se traduisent régulièrement par des actes violents. Hier, au sein de l’Université de Montpellier, c’est un véritable commando de barbouzes qu’ont vu venir à eux les centaines d’étudiants réunis en assemblée générale, dans un déferlement de haine, de propos racistes et homophobes et de violence provoquant quatre blessés graves et plusieurs commotions. Ces méthodes fascistes révèlent le véritable visage de l’extrême droite française. Elle peut prendre différents noms, elle peut même en changer, ses pratiques restent les mêmes. La CGT exige, de la part de la Ministre, madame Vidal et de la communauté universitaire, la condamnation sans réserve de ces agissements. Des interrogations s’expriment fortement quant au rôle et à l’implication active du doyen de la faculté de Droit. Toute la lumière doit être faite sur les responsabilités de chacun dans cette affaire. Si cette collaboration ou d’autres étaient confirmées, ces faits graves et inédits appelleraient à des sanctions exemplaires de la part du président de l’Université, de la Ministre et de la justice. Il en est de même des enquêtes qui doivent identifier les agresseurs afin de les traduire devant les tribunaux. Actuellement, les syndicats locaux sont reçus par la préfecture. Nous attendons que le Préfet assume toutes ses responsabilités. Ces faits ne sont pas sans lien avec la montée en puissance de la contestation sociale contre les projets gouvernementaux, notamment la loi instaurant la généralisation de la sélection à l’entrée de l’Université. La CGT apporte tout son soutien aux jeunes blessés, à l’intersyndicale de l’Université et aux associations. Notre dénonciation de ces violences se traduira aussi par des dépôts de plaintes via nos syndicats locaux. Cette tentative d’intimidation n’entamera pas notre détermination à poursuivre les luttes sociales en cours.

Montreuil, le 23 mars 2018

Communiqué de délégation reçue en préfecture La délégation intersyndicale, LDH (Ligue des Droits de l'Homme) et étudiants, relève que le préfet et la rectrice ont condamné politiquement et moralement le doyen. Nous déplorons que la ministre, qui a été contactée pendant la suspension de séance, n'ait pas pris ses responsabilités en suspendant le doyen ou en l'appelant clairement à démissionner. Rendez-vous est pris à l'IGAS (dans le cadre de l'enquête administrative) lundi pour les étudiants qui ont subi les violences et l'intersyndicale des universitaires - qui se porte partie civile au côté des étudiants et de la LDH. Les plaintes sont déposées et l'enquête pénale est en cours. Le 23 mars à 19h30 La délégation reçue en préfecture.

Lire le communiqué de la ministre Vidal en cliquant sur ce lien

Lire le communiqué de la Recteure de Montpellier et du Préfet en cliquant sur ce lien.

Communiqué suite à la démission du doyen de la faculté de droit

Philippe Pétel, doyen de la faculté de droit de Montpellier, a officialisé sa démission. Ceci fait suite aux mobilisations du vendredi 23 mars 2018 après l'attaque très violente de barbouzes dans un amphi de la faculté de droit. Une délégation intersyndicale, avec la LDH (Ligue des Droits de l'Homme) et représentant.es des étudiantes, avait poussé dès hier soir le préfet et la recteure de l'académie de Montpellier à condamner politiquement et moralement le doyen. Rendez-vous est pris dès ce lundi 26 mars 2018 à l'IGAS (dans le cadre de l'enquête administrative) pour les étudiant.es qui ont subi les violences et l'intersyndicale des universitaires - qui se porte partie civile au côté des étudiants et de la LDH. Les plaintes sont déposées et l'enquête pénale est en cours. Ces violences ne font pas oublier que la mobilisation des étudiant.es et des personnels des Universités trouve son origine par son refus de la réforme imposant la sélection à l'entrée de l'Université et donc l'exigence de l'abrogation de la loi ORE. Cette mobilisation ne fait que commencer. A l'Université de Montpellier, la prochaine étape est une AG le lundi 26 mars et à l'université Paul-Valéry, une grève et une AG commune aux étudiant.es et aux personnels aura lieu mardi 27 mars 2018 au matin. Un peu partout en France, des AGs et mobilisations ont lieu. La FERC-CGT,l'union départementale de la CGT Hérault et la CGT des universités de Montpeliier soutiennent l'ensemble des mobilisations et se tiennent aux côtés des étudiant.es et des personnels dans leur lutte.

Samedi 24 mars 2018

Communiqué délégation reçue par l'IGAENR le 26 mars 2018

L'intersyndicale -Solidaires-Snesup-FSU-Sud Education-CGT des Universités de Montpellier ainsi que la LDH34 a été reçue durant 2h par l'inspection générale de l'éducation nationale et de la recherche (IGAENR). L'enquête sera très rapide, à tel point que les étudiants agressés et les témoins seront reçus sur une unique demi-journée, et en nombre limité. Nous n'avons pas obtenu de rendez-vous pour transmettre les vidéos -notamment celles non encore diffusées. La délégation a été reçue dans le cadre d'une enquête très formelle où nous n'avons pas ressenti d'intérêt particulier des deux inspecteurs, ni concernant les victimes, ni concernant les agresseurs identifiés par les étudiants. Nous demandons à Madame la Ministre de penser à la protection des étudiants, qu'elle doit garantir avant toute ré-ouverture de la Faculté de Droit et de Science Politique. 6 étudiants ont déjà porté plainte et d'autres plaintes sont attendues dans les prochains jours. Nous demandons la suspension à titre conservatoire avant toute reprise des cours des enseignants et chargés de TD mis en cause par des faisceaux d'indices concordants. La délégation sera reçue rapidement par M. Le Président de l'Université de Montpellier et attend de sa part une réaction à la hauteur des faits.

Mardi 27 mars 2018

Nous avons organisé un point presse devant le commissariat pour exiger que les victimes soient entendues par le procureur.

Mercredi 28 mars 2018

Lire le droit de réponse de l'intersyndicale suite à un article du Figaro.

Nous avons accompagné les étudiant.es agressé.es au commissariat pour leurs dépositions.

L'ex-doyen et un professeur de la faculté de droit ont été mis en garde à vue.

Jeudi 29 mars 2018

L'ex-doyen et le professeur en garde à vue ont été mis en examen. Ils sont suspendus par la ministre.

Lire l'appel de l'interfédérale suite aux violences à Montpellier, Lille et Paris.

Vendredi 30 mars 2018

Marche pour la justice, contre les agresseurs et leurs complices. À 16h au départ de la Faculté de Droit et Science politique.

Lire l'appel de l'intersyndicale des universités de Montpellier.

Lire la lettre ouverte de l'intersyndicale des universités de Montpellier.

Lire une déclaration unitaire au ministère à l'occasion d'une concertation.

Mardi 3 avril 2018

Malgré la mobilisation, réouverture de la faculté de droit avec une très forte présence policière.

2000 manifestant.es : étudiant.es cheminot.es, profs...


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