Rechercher
  • mbrabant

Schéma régional des formations sanitaire et social


Le projet de SRFSS à télécharger (version juin 2017).

Avis de la CGT au CESER :

Il faut d’abord reconnaître que cet avis a fortement évolué depuis ses premières versions en prenant en compte notamment les remarques et propositions de la CGT.

C’est ainsi que nous nous retrouvons dans plusieurs orientations comme :

  • Financer les remplacements des salarié-es en formation

  • Former prioritairement les faisant fonction nombreux dans le social et le médico-social

  • Favoriser le passage des temps partiels à temps plein via la mutualisation

  • Revaloriser les bourses étudiantes dans ces secteurs

  • Développer la formation tout au long de la vie pour permettre aux salarié.es de se former sur les évolutions de leurs professions et d’évoluer en termes de carrière.

  • Ou encore renforcer l’accompagnement des candidat-es à la VAE pour garantir des parcours de réussite.

De même, nous partageons l’idée qu’il est nécessaire de développer la mixité à condition de préciser que cette mixité est tributaire d’une forte revalorisation de ces métiers majoritairement féminins et, de ce fait, davantage exposés à un processus de déqualification.

Par contre, nous regrettons que cet avis aborde la formation comme si elle allait de soi alors qu’elle se heurte en réalité à un certain nombre d’obstacles qui nous paraissent déterminants :

Nous sommes d’accord pour considérer que la formation doit être mobilisée pour répondre au besoin de qualification mais encore faut-il que l’accès à l’emploi correspondant suive.

Et sur ce point, il faut prendre en compte les tensions contradictoires qui s’opèrent sur le terrain, en particulier à travers les restrictions budgétaires.

Tout le monde sait qu’elles sont omni présentes depuis des années sur ces secteurs au nom de la réduction des déficits publics.

Je vous renvoie à l’actualité récente qui nous apprend qu’à l’occasion d’une réforme de la tarification des maisons de retraite publiques, celles-ci vont voir leur budget amputé de 200 millions€ alors qu’elles étaient déjà ans une situation économique très tendue. Dans ce cadre les conditions de travail des salarié-es ne peuvent que continuer de se dégrader.

Ainsi, pour faire face à ces restrictions, les établissement pratiquent régulièrement le glissement des tâches consistant par exemple à faire faire des toilettes à des agent-es qui ne sont pas qualifiées pour cela.

Ils usent d’une autre stratégie pour compresser la masse salariale qui consiste à diminuer la proportion des catégories les plus hautes pour augmenter celle des moins qualifiées et donc des moins rémunérées.

Un deuxième obstacle est ignoré dans cet avis, celui de la baisse des budgets consacrés à la formation professionnelle continue. Il nous semble que l’on ne peut prétendre promouvoir la formation professionnelle continue, d’un côté, et de l’autre, réduire les budgets des OPCA de ces secteurs –et je crains que la réforme de la formation professionnelle à venir n’accentue cette logique. Je rappelle que l’ANFH a été ponctionnée de deux fois 150M€ et que l’on commence à voir une baisse significative des Études Promotionnelles …

Enfin troisième obstacle : si cet avis se plaît à souligner le volontarisme de la région s’agissant de son implication sur le bâti des écoles de formation sanitaire et sociale de l’ouest du territoire, il aurait été plus judicieux à nos yeux d’encourager la collectivité à garantir la qualité de la formation et de l’encadrement des stagiaires dans les établissements, ce qui n’est pas toujours le cas.

Pour terminer je dirai la CGT considère ce schéma régional des formations sanitaires et sociales comme un acte important de la stratégie de l’exécutif régional.

A ce titre, cet avis aurait mérité d’être plus percutant. Il aurait pu mettre en avant l’idée qu’une politique publique est vaine si elle ne se soucie pas des conditions de sa mise en œuvre.

C’est pourquoi la CGT s’abstiendra

Avis de la CGT au CREFOP :

La CGT partage certaines orientations, comme par exemple le financement des remplacements des salarié.es en formation (action 14) ou la revalorisation des bourses étudiantes dans ces secteurs (actions 6 et 10).

Nous partageons aussi l’idée de l’orientation 3 de développer la formation tout au long de la vie pour permettre aux salarié.es de se former sur les évolutions de leurs professions et d’évoluer en termes de carrière et de renforcer l’accompagnement des candidat.es à la VAE pour garantir des parcours de réussite mais les actions proposées dans ce domaine restent limitées.

Nous notons positivement la nécessité de développer la mixité, que l’on retrouve tout au long du document. Il aurait fallu préciser que cette mixité est tributaire d’une forte revalorisation de ces métiers majoritairement féminins et, de ce fait, davantage exposés à un processus de déqualification.

Nous notons que le document aborde la formation comme si elle allait de soi. C’est aussi l’avis de la CGT bien entendu mais le document ne prend pas en compte un certain nombre d’obstacles qui nous paraissent déterminants. Ainsi, nous sommes d’accord pour considérer que la formation doit être mobilisée pour répondre au besoin de qualification mais encore faut-il que l’accès à l’emploi correspondant suive. Et sur ce point, il faut prendre en compte les tensions contradictoires qui s’opèrent sur le terrain, en particulier à travers les restrictions budgétaires. De plus, la baisse des budgets consacrés à la formation professionnelle continue n’est pas évoquée. Il nous semble que l’on ne peut prétendre promouvoir la formation professionnelle continue, d’un côté, et de l’autre, réduire les budgets des OPCA de ces secteurs. Rappelons que l’ANFH a été ponctionnée de deux fois 150M€ et que l’on commence à voir une baisse significative des Études Promotionnelles …

Nous avons quelques doutes sur l’utilisation du numérique comme seul outil développé en termes pédagogiques (action 11 en particulier) : si ces outils sont très intéressants pédagogiquement, ils ne remplacent pas des formations « physiques », ils permettent de les compléter. Avoir la volonté, comme cela se développe beaucoup y compris dans l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur, de ne proposer que des formations en MOOC c’est ne pas vouloir réellement proposer une formation professionnelle.

L’action 1 entre en contradiction avec les pratiques actuelles. Pour en rester à l’initial, du fait de sa position dans l’élaboration de la carte des formations, en particulier dans les lycées professionnels et les CFA, on aurait attendu de la part de la Région une volonté plus affirmée de développer le Service public de la formation professionnelle. Ainsi, comment comprendre que des formations en FFS ferment dans des lycées professionnels alors que la Région annonce en faire une priorité ?

Nous lions cela à l’action 3 sur le développement de l’Apprentissage, ceci état en corrélation avec la volonté régionale de développer ces formations. La CGT ne rejette pas l’apprentissage par dogmatisme, mais n’en fait pas l’Alpha et l’Omega de la formation professionnelle, contrairement aux orientations régionales. S’il peut s’avérer une piste pour les niveaux post bac, l’Apprentissage présente, lui aussi, beaucoup de défauts et demande à être amélioré pour les jeunes qui s’y inscrivent, comme pour les personnels qui y travaillent.

Plus d’un.e apprenti.e sur trois rompt son contrat au cours de la formation et de nombreux jeunes ne peuvent s’inscrire en apprentissage faute de trouver un contrat

avec un employeur. Ce n’est pas le cas de l’enseignement professionnel sous statut scolaire qui est ouvert à toutes et à tous sans aucune discrimination.

Nous terminerons par une question : Lors du bureau du CREFOP du 14 mars 2017, il avait été noté la faible participation des employeurs. C’était un point regrettable. Est-ce que ce point a été amélioré ?

#Région #ConseilRégional #CESER #CREFOP #formationprofessionnelle

0 vue

© 2014 CGT Educ'action Montpellier 

created with Wix.com