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CAEN du 7 juillet 2015 : déclaration de la CGT


Concernant la réforme territoriale :

La CGT souhaite réitérer son opposition totale à cette réforme qui vise concrètement à privatiser les territoires régionaux et locaux et le territoire national. Il n'y a, dans cette réforme, aucune volonté d'améliorer le Service public, ni même de lui permettre de gagner en proximité avec les citoyen-ne-s. Cette réforme s'inscrit dans le cadre du pacte dit de responsabilité qui vise à 10 milliards d'économies. Il s'agit d'une réforme qui conduit à l'effacement de la puissance publique au service des citoyen-ne-s et de l'intérêt général : la volonté de privatiser une partie du personnel municipal de la mairie de Montpellier, les agents d'entretien des écoles, en est un exemple parmi d'autres.

Les restructurations en cours et à venir ne visent qu'à accompagner et à faciliter la loi du marché, à servir les seuls intérêts des grands groupes et des banques.

De plus, le gouvernement, et ses serviteurs zélés sur le terrain, ont fait œuvre d'un radicalisme anti-démocratique assez impressionnant. Aucun dialogue dit social digne de ce nom n'a été mis en place, avec un préfet préfigurateur ou des recteurs refusant de fournir des documents aux organisations syndicales. La ministre de la Fonction publique elle-même, en visite à Toulouse puis à Montpellier, a refusé d'entendre la déclarations et les questions que voulait lui poser la CGT.

Globalement, nous assistons à un véritable hold-up des instances représentatives des personnels et un « 49.3 » social. Même si, au bout du compte, il n'y a pas fusion des académies de Toulouse et de Montpellier, les deux Recteurs parlent de « mutualisation », de « restructuration » voire « d'expérimentations RH »... bref, même sans fusion les personnels des académies de Toulouse et de Montpellier vont être impactés négativement par la réforme.

La CGT continuera à se mobiliser, avec les personnels, pour lutter contre cette réforme et ces implications.

Concernant la réforme du collège :

L'intersyndicale nationale continuera à la rentrée 2015 la mobilisation pour exiger une autre réforme du collège. La réforme que l'on veut nous imposer va aggraver les inégalités sociales et scolaires. C'est pour nous totalement inacceptable ! Cette réforme s’inscrit dans la logique du socle. Contrairement à ce qu’en dit le gouvernement, le socle n’est pas la garantie d’un enseignement commun de haut niveau. C’est au contraire un minimum en termes de connaissances. Il y aura les élèves qui maîtrisent plus que le socle à l’issue du collège et pour-suivront au lycée général et les autres, bien souvent issus des classes populaires.

Cette réforme n’est pas celle qui permettrait de rendre le collège enfin démocratique pour tous les élèves. Pourtant, il faut mettre fin à l’élitisme et changer le collège tout en lui donnant les moyens dont il a besoin.C’est pour cela, qu’avec les personnels de collège, la CGT Educ’action demande l’abrogation de cette réforme et l’ouverture d’une négociation pour une autre réforme associant les personnels, les élèves et les parents. C’est pour cela qu’elle appelle à poursuivre la mobilisation.

Concernant l'avenir de la formation professionnelle initiale publique :

Nous avons de vives inquiétudes concernant l'avenir de la formation initiale professionnelle publique avec la réforme territoriale à venir. Pour le dire encore plus concrètement, nous ne pouvons ne pouvons que constater que tout est mis en place, petit à petit, pour casser les lycées professionnels. Quelle sera l'attitude des instances de la future Région ? On nous dit qu'on en sait rien mais la réalité est bien autre : l'apprentissage à marche forcée, au mépris de la qualité des formation, au mépris des personnels, au mépris des jeunes formés.

La façon dont on nous a imposé deux, bientôt trois campus des métiers sur l'académie de Montpellier est une illustration de tout cela.

le principe même de labellisation ne nous satisfait pas puisqu’il stigmatise les établissements non retenus pour adhérer à ces différents CAMPUS. La CGT Educ’action est persuadée que cela aura pour conséquence une désaffection des établissements non labélisés, justifiant un désintérêt des organismes subventionnant ces lycées (fonds européens, région, taxe d’apprentissage etc…) menant rapidement à leur disparition.

La mise à disposition des plateaux techniques des lycées aux entreprises est un autre motif de refus. La CGT Educ’action dénonce ce prêt de fonds publics aux entreprises privées ! Que se passera-t-il lorsqu’une production aura été lancée par une entreprise et qu’un collègue voudra faire cours ? Nous laissons les décideurs répondre à cette question, notre syndicat n’étant malheureusement que « consulté ».

L’organisation « en étoile » intégrant aussi bien formation initiale qu’apprentissage est un troisième point d'opposition. La CGT Educ’action a toujours privilégié l’enseignement initial, qui est, de loin, le système qui récolte les meilleures réussites des élèves dans leur scolarité. De plus lorsque cet enseignement est « mixte », les problèmes liés à ce mélange des élèves sont difficiles à gérer et parfois source de conflit entre les jeunes qui nous sont confiés.

Enfin, il ya la question du Pilotage des Campus par les CREFOP - comités régionaux de l'emploi, de la formation et de l'orientation professionnelles. Où sont, dans cette instance, les représentants d l’Education Nationale, des parents d’élèves, et des élèves et/ou d’étudiants ? Les représentants, pratiquement tous désignés par les instances dirigeantes, seront plus orientés vers des résultats économiques que par la réussite de TOUS les élèves confiés à l’école publique !

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